Entretien
Feuilles de la forêt de Fontainebleau : les gouttières de novembre
En novembre, les chênes et les hêtres de la forêt remplissent nos gouttières. Voici ce que je regarde et pourquoi il ne faut pas attendre décembre.
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Ici, on n'est pas loin de la forêt de Fontainebleau. Les chênes et les hêtres perdent leurs feuilles en novembre, et une bonne partie finit sur les toits. Je le vois chaque année sur les maisons de Varennes-sur-Seine et de Montereau : les gouttières se remplissent plus vite qu'ailleurs. Voici ce que je regarde quand j'interviens à cette période.
Un problème lié à l'endroit où l'on vit
Une maison en pleine campagne, loin des arbres, a des gouttières qui restent propres presque toute l'année.
Ce n'est pas notre cas. Entre la forêt et la vallée de la Seine, les feuilles voyagent avec le vent et finissent sur les toitures, même celles qui n'ont pas d'arbre juste au-dessus.
Je vois des gouttières pleines à des maisons situées à plusieurs rues d'un bois. Le vent fait le travail.
Ce qui se passe concrètement dans la gouttière
Les feuilles tombent, s'accumulent, puis se tassent avec la pluie. Elles forment un tapis compact au fond du chéneau.
L'eau qui devrait couler vers la descente se retrouve bloquée. Elle stagne, puis déborde par-dessus le bord de la gouttière.
Ce débordement coule directement contre le mur, juste sous la toiture. C'est souvent là que je trouve des traces d'humidité à l'intérieur, sur le mur du premier étage.
Les signes qu'on peut voir depuis le jardin
Pas besoin de monter pour se faire une idée. Une gouttière qui déborde laisse des traces visibles depuis le sol.
Je regarde d'abord les coulures noires sur la façade, juste sous la gouttière. Elles dessinent souvent une ligne verticale bien nette.
Je regarde aussi la végétation qui pousse dans la gouttière elle-même. Quand une petite pousse verte sort du bord du chéneau, c'est qu'il y a assez de terre et d'humidité pour qu'une graine germe. La gouttière est pleine depuis un moment.
Pourquoi novembre est le mauvais mois pour attendre
La chute des feuilles n'est pas terminée en novembre, mais les pluies, elles, arrivent déjà en force.
Une gouttière à moitié pleine, avec les pluies de fin d'automne, déborde plus vite qu'on ne le pense.
Je conseille toujours d'intervenir une fois que la majorité des feuilles est tombée, mais avant les premières grosses pluies soutenues. C'est un moment court, il ne faut pas le laisser passer.
Ce que je vérifie sur place
Je ne me contente pas de vider la gouttière. Je regarde aussi les crapaudines, ces petites grilles posées à l'entrée des descentes.
Une crapaudine bouchée par des feuilles empêche l'eau de descendre, même si le reste de la gouttière est propre.
Je vérifie également les fixations. Une gouttière qui a porté le poids de feuilles mouillées pendant plusieurs semaines peut avoir légèrement bougé. Je remets les crochets en place quand c'est nécessaire.
Ce qu'un particulier peut faire, et ce qu'il ne doit pas faire
Monter sur une échelle seul, sur un sol détrempé, pour aller gratter une gouttière : je le déconseille clairement.
En revanche, surveiller depuis le sol coûte rien. Un simple regard après une pluie forte suffit à repérer un débordement.
Si vous voyez de l'eau couler par-dessus la gouttière au lieu de suivre la descente, c'est le signal à ne pas laisser traîner.
La prestation concernée
Ce que décrit cet article, nous le faisons : Gouttières & fenêtres de toit. Le passage et le devis sont gratuits, de Varennes à Fontainebleau.
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